Vin, tourisme et expérientiel : de #Vinocamp aux #ET12

Il pourrait être le grand méchant loup là où émotions, sens ou encore terroirs sont rois. Celui qui aseptise, quantifie et rationalise l’impalpable. Pourtant, le numérique apporte aux secteurs du vin et du tourisme bien plus de poésie et d’hédonisme qu’il ne leur en retire, permettant même d’en dévoiler de façon exponentielle leur substantifique moelle : celle de « l’expérience ». Présente au #Vinocamp Paris et aux rencontres du E-Tourisme à Pau (#ET12) le mois dernier, l’agence Passerelles en est revenue des outils plein sa besace et des projets plein la tête. Mais surtout, avec la confirmation d’une conviction profonde : les nouvelles technologies placent toujours bel et bien l’humain au cœur de nos préoccupations. Avec des relations presse qui ne peuvent que s’en enrichir. Vous avez dit « expérientiel » ?

#Vinocamp : le vin et sa sémantique

vicocamp2

Même le portable à la main, nous n’oublions pas une chose : question divin nectar, c’est avec le cœur et les sens que sont rythmés les échanges entre vignerons et visiteurs.

Dans ce contexte, le choix des mots pour « s’apprivoiser » mais surtout se comprendre est décisif, surtout que désormais les nouvelles technologies rendent la première rencontre entre les deux virtuelle.

Site web, réseaux sociaux, communiqués de presse…parler aux sens, c’est séduire, mais comment le faire à distance, par écrans interposés ? Une sémantique à soigner dans la communication et à adapter à la fois à qui l’on est, et à qui l’on parle : séduire, ou comment mettre de l’ô dans son vin…tel est l’enjeu de la communication qui touche à ce secteur. Florentine Mähler-Besse, sémiologue du vin, nous a rappelé à quel point le hasard n’y avait pas sa place, que ce soit par le choix des couleurs et du champ lexical. Il est possible de transmettre et partager nos expériences de façon virtuelle, en assumant la subjectivité de son identité par une ligne éditoriale authentique.

grappes

Tout au long de ce Vinocamp,  nous sommes tous convenus que le vin, au-delà de la bouteille, était avant tout une « expérience ».

Pour le vigneron : partager une passion, le poil qui se dresse.

Pour l’expert comme le néophyte : faire tomber quelques gouttes fruitées ou tanniques sur la langue, les papilles aux aguets.

Pour l’oenotouriste en goguette : respirer l’odeur de la terre mouillée, madeleine de Proust qui s’émiette dans la poche. Retrouver l’odeur du citron et des fleurs blanches dans le nez d’un verre de Graves, comme ce premier bouquet offert par l’amour d’une vie,  ou encore frôler les feuilles de vigne au détour d’une balade nature, comme le vent les fait bruisser de sa caresse.

On plonge dans l’indicible, et c’est paradoxalement grâce à la créativité et au partage infini que permettent les médias sociaux, blogs et autres supports numériques, que ces émotions seront traduites à l’envi.

20161028_144430-01

Nous retiendrons cette facétieuse remarque entendue lors d’une table ronde : « le vin, ça reste du digital, au sens propre du terme… ».Ceux qui ont visité la Cité du Vin à Bordeaux auront peut-être en tête l’image du « buffet des 5 sens ».

Dans ce contexte, comment s’adresser à des publics plus nombreux et différents que le vignoble compte d’AOC ? Pour l’agence Passerelles, des relations presse uniques et adaptées à l’identité propre de chaque professionnel du vin permettront d’en décliner l’histoire, dans ce qu’elle a de plus singulier… Vous êtes uniques : assumez-le avec insolence !

Millennials : cette cible qui intrigue

download

L’expérience, c’est bien beau… mais quand il s’agit de faire se rencontrer deux mondes aux codes et usages que tout semble opposer, comment la générer ? Et comment partager des ressentis si les mots que l’on emploie diffèrent, voire même la façon dont nous interprétons ce qui nous entoure... Un vrai casse-tête pour les geeks pourtant pas très vieux que nous étions lors de ce Vinocamp Paris (nous avions quoi, 30 ans en moyenne ?). Car il est une cible qui intrigue les communicants dans le secteur viticole : les « Millénnials », ces jeunes qui n’ont connu qu’un monde connecté et ont grandi avec les réseaux sociaux comme espace d’interactions sans frontières.

"S’intéressent-ils au vin ? Comment le consomment-ils ? Comment et où en parlent-ils ?"

jeunesNotre vision leur semble déjà bien poussiéreuse. Pour le « darkplanneur » Eric Briones, l’après génération Y a cette heureuse manie de « couper », « hacker » ce qu’on lui met de façon brute entre les mains…et le vin ne fait pas exception.

Plutôt que de leur imposer nos expériences et battements de cœur, pourquoi ne pas tout simplement faire couler le vin là où sont les leurs ? C’est ici que le numérique intervient, pour à la fois mieux les connaitre mais aussi mieux leur parler.

Les châteaux ? Ils préfèrent de loin la rencontre « humaine » à la pierre. Ils sont adeptes de vins bios et natures, parce que c’est aussi une manière de s’affranchir des « vins à la papa ». Parce qu’ils seraient bien plus « responsables » et attachés à la terre que nous, ces jeunes que l’on croit à tort plongés jusqu’au cou dans le virtuel.

Le festif a aussi pris la place du sacré :

"Vouloir à tout prix les capter dans un univers qui ne serait pas le leur revient un peu à quémander l’amour d’un chat qui ira toujours là où on l’attend le moins"

rappelle avec ironie Eric Briones. Osons « couper » le vin et leur proposer des expériences oenotouristiques qui leur « parlent ». Ainsi dureront les caudalies, quand le monde du vin se trouvera à son tour bouleversé et enrichi des apports de ces Millénnials rivalisant de créativité pour en soulever la robe et lui coller une nouvelle étiquette, de blogs en prise de recul via leurs drones.

E-tourisme : place à l’expérience !

etourisme

Direction Pau pour les 12e rencontres du Etourisme (#ET12) qui se sont tenues les 19 et 20 octobre derniers et qui réunissent chaque année les professionnels et acteurs institutionnels du secteur. Sur scène, pendant 2 jours, les témoignages se succèdent et ne se ressemblent pas… ou presque ! Puisque dans cette fourmilière de créativité et de bonnes pratiques, un mot semble avoir fait l’unanimité. Nous vous le donnons en mille…l’« expérience ». Les outils, les supports, sont au service de l’humain.

Snapshat, Instagram, live streaming, et même chasse aux Pokémons reprise avec malice par les guides touristiques pour intéresser les enfants : tout est bon pour faire de chaque découverte touristique une expérience, inciter à la partager et à en donner l’envie à l’ensemble de sa communauté. Des outils qui font écarquiller les yeux, comme le « skaping », ce selfie version « Google Earth ».

« Mettre le parcours client au cœur de sa stratégie marketing » nous déclament sur scène Nicolas Barret et Cédric Chabry : les intervenants rappellent comment le « dieu » Google (ou le « Léviathan », selon notre point de vue…) est présent avec une application à chaque étape du fameux « cycle du voyageur ». Et durant l’ensemble des conférences, nous voyons bien à quel point le numérique dans son ensemble est omniprésent.

Être inspiré (via Pinterest, Facebook, Instagram…), réserver (via Booking, Air Bnb, et autres plateformes de e-commerce), passer des vacances en toute sérénité (conciergeries en ligne, twitter, applications géolocalisées des offices de tourisme,…), partager en live ses émotions (Facebook live, Instastories, …), commenter (Yelp, Tripadvisor, …), recommander, rentrer chez soi et reposter ses photos, remercier, convaincre…et revenir au bureau avec pour fond d’écran le rêve en images de ses dernières vacances.

Chaque touriste vit une expérience, les supports évoluent et rendent ainsi ces dernières plus visibles et singulières, mais l’humain reste le même, celui qui organisait des soirées « diapositives » à son retour du Portugal il y a 30 ans… nous ne changeons pas, mais comme il est heureux que les outils eux évoluent !

SkapeMe, le selfie XXL from Skaping on Vimeo.

 

Ce que nous retenons de ces deux événements passionnants ?

  • Des nouveautés numériques à couper le souffle, et des expertises pointues sur des domaines très particuliers, à retrouver sur les sites suivants : (mettre les deux liens de replay)
  • Des rencontres. Bons moments à revivre via les hashtags sur les médias sociaux : #Vinocamp2016 et #ET12
  • La certitude que si les supports passent et les générations se succèdent, l’humain reste le même. Loin de « 1984 », le numérique ne prendra jamais l‘ascendant sur les émotions, ni sur ce qui rend chaque personne si singulière, à savoir la rencontre de chaque sens avec ce qui l’entoure. Au contraire, il en décuple les opportunités, en l’amenant là où ils n’auraient pas pensé aller, Millennials comme séniors et familles, et en mettant l’image sur l’inexprimable.

Dans ce contexte, maitriser sa communication digitale et ses RP, en harmonie avec ce que l’on est et ceux à qui nous voulons parler est essentiel pour les professionnels du tourisme : vacances, vin et gastronomie sont après tout les plus grands fournisseurs d’expériences, n’est-ce pas ?

jeunes2

Revivez le Vinocamp Paris en images :

Sites web :

#ET12 : http://rencontres-etourisme.fr

#Vinocamp : http://vinocamp.fr